interview

interview
je marrange pour avoir des interviews en video ou enregistrées mais cette fois ci un peu de lecture!

Comment est né le phénomène Vegastar ?


Franklin : Au départ, on officiait tous les cinq dans trois groupes aux résonances différentes. Fabien et Jocelyn - le batteur - viennent du groupe de néo-metal Human Beat Box, Jey et Vince - à la basse - sont issus de Brent plus centré rock electro. Quant à moi, j'ai commencé avec Noisy Fate, une formation pop rock. Il y a trois ans, Fab et Jocelyn cherchaient un chanteur, Noisy Fate ayant splitté, je me suis joint à eux. Sous le nom de Vegastar, on a partagé quelques scènes avec Brent, avant de récupérer Jey et Vince. Dès lors, on a enchaîné l'Olympia, la première partie de The Rasmus puis une signature chez Virgin. On en est là.

Il y a autant de diversité dans la composition et l'écriture de vos textes ?

Jey : Oui. On compose tous ensemble en home studio. En fait, chacun arrive avec des bribes de morceaux et soumet ses idées au reste du groupe. Tout le monde se pose ensuite autour des arrangements. Idem pour les paroles : Franklin écrit mais on suggère tous nos thèmes. Par rapport à Virgin, nous avons d'ailleurs beaucoup de liberté sur les morceaux.

Fabien : On choisit nos propres singles, on gère tout de A à Z.


Un nouvel orage mélange pop, new wave et rock bien saturé. Pas facile de vous cataloguer ?


Fabien : L'album mixe pas mal de styles mais la voix de Franklin et notre musique restent personnelles. C'est un fil conducteur entre les 11 titres.

Franklin : On n'adopte pas de famille précise. Logique, on cumule plusieurs influences : du grunge, du R'n'B, du hardcore, de la pop. On écoute aussi bien The Cure, Nirvana ou Interpol que Duran Duran et Coldplay.

Jey : Voir Christina Aguilera si le son est bon ! Notre optique, c'est « zéro étiquette ». On n'est pas un ghetto, on fait de la musique pour qui veut l'entendre. On peut donc toucher à tout. Bon ok, peut-être pas au zouk et au reggae...


Pourtant, on vous trouve aussi chez les métalleux de la Team Nowhere...

Jey : La Team Nowhere, c'est une bande de potes. Avec Pleymo, Wünjo et Enhancer (membres du collectif), on à réussi à se porter mutuellement au devant de la scène. L'idée, c'est d'utiliser notre diversité musicale au service du collectif. On se dit que si un public nous aime, il ira aussi forcément vers les autres groupes.

Franklin : Dans la même optique, on a crée un autre collectif, Street Team.


Donc la scène métal française n'est pas vraiment une scène métal ?

Fabien : La scène métal aujourd'hui est marquée par un retour aux mélodies. On a besoin d'avoir des refrains que tout le monde puisse retenir et chanter. Et pas qu'en France, regarde Slipknot...

Jey : C'est un point de vue perso mais je pense que les groupes de métal cherchent tous à s'imposer d'abord par la rage. Puis on passe très vite à autre chose, il y a un besoin de se renouveler musicalement.


Faire du rock dans la langue de Molière, c'est réducteur ?

Jey : C'est pas évident. Actuellement, beaucoup de groupes de rock français sont jugés comme étant des groupes commerciaux parce qu'ils passent sur NRJ. C'est vrai qu'on est noyés entre M Pokora et K Maro sur les ondes sauf que si tu te penches sur le Top 10 des ventes, tu ne risques pas de croiser beaucoup d'albums rock.

Fabien : C'est marrant. Il y a deux ans, les gens se plaignaient de l'absence de rock sur la FM et maintenant qu'il y en a, les mêmes se plaignent toujours.


Vous jouez en ce moment les premières parties sur la tournée de Kyo après avoir assuré celles de The Rasmus. Et si on vous demandait de choisir VOTRE première partie ?

Fabien : J'aime bien Mölten, un groupe de pop electro.

Franklin : Odja est pas mal non plus. Du métal qui déchaîne bien les foules. Sinon avec nos amis de Minimum Serious, du punk rock bien trempé, on est certains de mettre le feu. En attendant, on continue de faire ce qu'on fait de mieux : chauffer la scène.

# Posted on Sunday, 18 December 2005 at 3:06 PM

septembre 2005

septembre 2005
Portrait :

La Team Nowhere, vous connaissez ? Si ça ne vous dit rien, le nom de ses membres vous parlera peut-être plus : Pleymo, Enhancer, Aqme (qui a quitté la ligue en 2004), Wunjo... Et Vegastar, dont le premier opus, "Un Nouvel Orage", sur lequel ont travaillé Fred et Pendule (Watcha) et Stefan Glaumann (Rammstein) est sorti en septembre 2005. N'en déduisez pas que ses membres sont des débutants, loin de là ! C'est à la croisée d'un combo néo-métal orléanais (le guitariste Fabien et le batteur Jocelyn, ex-Human Beat Box), d'un groupe de pop parisien (le chanteur Franklin, ex-Noisy Fate) et d'une formation rock new wave (le guitariste Jérôme et le bassiste Vincent, ex-Brent) que s'est formé Vegastar. Des vestiges solides et prometteurs, réunis et mariés avec soin pour constituer un groupe cohérent à l'identité bien marquée, qui leur a permis d'assurer les premières parties de leurs collègues de Pleymo, mais aussi des finlandais de The Rasmus. Ajoutez à cela l'entêtant single "100ème Etage", dont la mélodie capiteuse se grave dans les têtes aussitôt entendue, et Vegastar se place sans complexe sur le même rang que d'autres rejetons de la nouvelle scène rock française, entre Kyo, Deportivo ou Mickey 3d.

Interview :

Vegastar existe depuis près de deux ans. A quel moment est intervenue la Team Nowhere ?

Franklin : En fait, le groupe dans lequel je chantais avant, Noisy Fate, appartenait à la Team Nowhere, donc je les connaissais depuis longtemps, et on est resté en contact. Du coup, quand j'ai intégré Vegastar, et étant donné la direction musicale de Vegastar, ça paraissait naturel de la réintégrer. Mais on ne l'a officialisé que lors du concert avec Pleymo, devant le public. C'était génial !

Concrètement, ça apporte quoi à un groupe comme Vegastar d'appartenir à la Team Nowhere ?

Franklin : Pour commencer, la Team Nowhere commence à être assez connue et réputée pour le rock néo-métal. Donc c'est un gage de qualité, de légitimité. Et puis aussi, au-delà de cet esprit « label », c'est une vraie équipe. Il y a énormément d'entraide entre les groupes.

Jey : L'entraide intervient aussi au niveau de la promotion. Il existe une sorte de street team pour les groupes de Nowhere. Les fans d'Enhancer aident Vegastar, et nos fans vont aider Enhancer, par exemple. Chacun fait la promotion des autres groupes. Ca passe par le bouche-à-oreille, mais aussi par la distribution de flyers. Du coup, ça nous permet de faire connaître le groupe un peu partout en France. D'autant que des groupes comme le nôtre ont parfois du mal à accéder aux médias. Il y a peu de visibilité pour le rock, pour notre musique, on entend beaucoup plus de variété ou même de R'n'B.

Pourtant, il y a un vrai revival rock en France actuellement, et de plus en plus de groupes accèdent à la notoriété. C'est le cas de Vegastar aujourd'hui...

Jey : Ca commence à bien marcher, oui. Ca commence...

Franklin : C'est vrai que le rock est à la mode, mais pas forcément notre style de rock. C'est beaucoup plus les formations traditionnelles, le rock « basique », et je ne dis pas ça dans un sens péjoratif.

Jey : Il y a encore peu de place pour notre style de musique, même si on peut effectivement parler de revival rock, depuis les Strokes et tout ça. En France, il y a des groupes de rock qui marchent, comme Deportivo, mais on n'est pas vraiment sur la même scène. La scène rock qui bénéficie des faveurs des médias se place plus dans une filiation avec des formations comme Téléphone ou Noir Désir. Pas nous. On a côté années 80, new wave, des sonorités électro qui ne sont pas forcément accessibles à tout le monde.

Sur votre forum, vous citez comme influences « les filles, les coupes de cheveux et l'alcool »...

Franklin : (rires) Oui, c'est parti comme une blague. Mais il y a un fond de vérité. On a toujours été intéressé par ce côté du rock, l'état d'esprit derrière la musique, l'attitude. C'est quelque chose qui a toujours été de pair avec la musique rock, qui va avec. On a autant parlé du déhanchement d'Elvis que de sa musique ! L'image, le show, ça va avec la musique rock. Et on aime en jouer, c'est clair !

Jey : Et on en rajoute. On utilise sept gels différents pour nous coiffer, et alors ? Sur le forum, plutôt que de mettre une liste de cinquante chanteurs ou groupes qui nous ont influencés et que personne ne lira jamais jusqu'au bout, on a résumé ça par les éléments d'une certaine attitude rock.

Vous n'avez pas peur que cette image très forte vous porte préjudice ? Qu'on vous accuse de ne pas être sincères ?

Jey : Oui, c'est sûr qu'on l'entend déjà. La preuve, c'est qu'énormément de gens nous parle de notre look avant de nous parler de notre musique. On nous accuse d'être marketés, alors que ce n'est absolument pas le cas. Il faut que les gens nous croisent dans la rue avec les mêmes vêtements et la même coupe de cheveux pour enfin accepter le fait que cette image qu'on donne de nous reflète ce qu'on est. Le rock c'est aussi du show, et ça passe également par l'image. Ce qui est énervant, c'est que personne n'ira critiquer le maquillage de Kiss ou de Marylin Manson. Personne ne va dire c'est marketé et qu'il n'y a aucune sincérité derrière. C'est quelque chose de purement français ! En France, très peu de groupes jouent sur l'image, mais ce n'est pas une raison pour suivre le même chemin !

J'aimerais quand même revenir sur vos influences? Il y a à la fois un côté néo-métal avec de gros riffs de guitare, un côté très new wave avec des sons électro, et puis un côté très mélodique, notamment au niveau du chant?

Franklin : On n'a pas forcément tous les mêmes influences. Moi j'ai découvert le rock avec les Gun's, ce genre de choses. J'aime aussi beaucoup la pop. Keane, Coldplay... J'adore ! Après, en ce qui me concerne, je suis un peu passé à côté de la new wave, contrairement à Jey et Vincent. Les influences sont très diverses.

Il y a néanmoins une certaine cohérence...

Fabien : Oui, parce qu'il y a quand même des références communes, comme Orgy, ou The Faint. L'intro de « 100ème étage » est très influencée par The Faint. Mais seuls ceux qui connaissent s'en apercevront.

Les thèmes abordés dans les paroles sont très fédérateurs, et très sombres aussi. Vous parlez d'amours déçus, de sexe, de suicide, de mort.

Franklin : Parce que ça parle à tout le monde, oui. L'amour, c'est quelque chose qu'on peut expérimenter à tout âge ! Le sexe, pareil ! Après, c'est plus intéressant de parler d'amours déçus, parce qu'on n'a pas forcément envie de s'étaler sur ce qui va bien. La musique nous sert aussi à exorciser nos sentiments. On parle de choses qu'on a vécues, qu'on a traversées. Et on est également très inspirés par les message qu'on reçoit via Internet. Les fans qui nous écrivent abordent ces sujets, ce sont des thèmes qui les touchent eux aussi. Le suicide, la mort, ce sont des thèmes qui effraient et fascinent à la fois. On n'a pas vocation à être un groupe engagé, politique. D'abord parce que la politique ne nous intéresse pas vraiment, mais aussi parce qu'on veut parler de sujets qui touchent les gens.

Vous développez d'ailleurs un contact très fort avec vos fans, notamment par le biais d'Internet.

Franklin : Oui, on essaie d'être proche de notre public. C'est normal après tout. Quand quelqu'un fait l'effort d'acheter votre album, de venir à vos concerts, c'est logique de les en remercier, et de faire l'effort de répondre à leurs attentes ! Alors on essaie de répondre à tous les messages laissés sur notre forum, et lors des concerts on parle avec les gens qui se sont déplacé, on se rend sur le stand de tee-shirts faire des dédicaces, et discuter avec les gens.

Jey : D'ailleurs on discute tout autant avec les gens qui n'aiment pas notre musique ! C'est enrichissant de savoir pour quelles raisons le public se sent touché ou pas par ce qu'on fait. D'avoir des échos sur notre travail, qu'ils soient positifs ou négatifs. On s'exprime sur scène, on parle aux gens à travers notre musique. Je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas nous répondre. Si quelqu'un n'accroche pas, de comprend pas notre musique, ce qu'on cherche à exprimer, autant le savoir. C'est un échange qui doit aller dans les deux sens.

Derrière votre premier album, il y a aussi une grosse expérience de la scène. Et vous allez bientôt partir en tournée, de votre côté, mais aussi en première partie de Kyo. Comment en êtes-vous arrivé là ?

Franklin : Ben en fait, on est potes depuis pas mal de temps. J'étais au lycée avec eux, et on est resté en contact depuis, et quand je suis entré dans Vegastar, eh ben comme avec Nowhere, j'ai présenté tout le monde, et le contact est bien passé, ils se sont bien entendus aussi. Donc Kyo nous a invité à faire la première partie de la tournée, et forcément c'est génial. On va pouvoir faire de grosses dates, et surtout, on va tourner avec des potes !

Jey : C'est une super opportunité, mais aussi un challenge. Tourner avec Pleymo ou Mass Hysteria, c'était génial, mais on était dans la même mouvance, le risque était moindre. Le public de Kyo n'est pas forcément le nôtre. Déjà, il ne vient pas pour nous. Certains peut-être nous connaîtront et nous apprécieront avant, mais beaucoup n'auront peut-être jamais entendu notre musique, ni même entendu parler de Vegastar. Donc ça va nous permettre de leur faire connaître notre musique, mais aussi de voir directement leur réaction.

Certains de vos collègues de la Team Nowhere sont présents sur votre album, comme Tony des Enhancer ou Fred de Watcha.

Franklin : En fait, Fred a travaillé sur l'album, mais il n'est pas vraiment présent. Il a un peu joué mais c'est surtout au niveau de la production. Fred et Pendule avait déjà produit notre ep, donc ça nous a paru logique de les appeler pour l'album. D'autant qu'ils avaient fait du super boulot !

Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec Stefan Glaumann pour le mixage ? C'est un choix qui s'est imposé dès le début ?


Jey : Non, d'abord parce qu'on n'avait pas forcément les moyens d'aller à Stockholm pour mixer l'album. L'enregistrement nous a pris huit mois, et quand le moment de mixer est arrivé, on s'est vite rendu compte qu'on allait avoir des difficultés pour trouver quelqu'un pour s'occuper de notre musique. Parce qu'elle est mixte. On n'est pas un groupe de métal, on ne fait pas non plus de la pop, ni de l'électro. Il ne fallait pas que l'un ou l'autre des éléments ressortent plus les autres, parce qu'on perdait notre identité. Stefan a travaillé sur les derniers albums de Rammstein, mais il a aussi bossé sur des trucs plus hard FM comme Bon Jovi. Et il a tout de suite compris où on voulait aller, alors qu'il ne parle pas du tout français, qu'il ne comprenait pas les paroles ! Du coup, chacun des éléments qui compose notre musique est présent, le côté métal s'entend, mais ne prend pas le pas sur la mélodie, etc. C'est exactement comme on souhaitait que ça le soit !

# Posted on Sunday, 18 December 2005 at 3:44 PM

Edited on Monday, 19 December 2005 at 6:41 PM

booster

vote pour mon blog ICI

# Posted on Sunday, 18 December 2005 at 3:54 PM

Edited on Monday, 19 December 2005 at 8:07 PM

octobre 2005

octobre 2005
Orage d'automne

En deux ans et un EP, Vegastar s'est imposé comme l'un des plus sûrs espoirs du rock français. Rock Mag fait le point avec eux avant que n'arrive leur premier album, Un nouvel orage, le 27 septembre.

Rock Mag : après votre premier EP et la tournée avec Pleymo, le buzz est très vite monté autour de Vegastar. Et finalement vous n'avez signé « que » très récemment. Comment avez-vous vécu ça ?

Franklin (chant) : ça fait deux ans qu'on existe, donc ça a quand même été relativement rapide. Quand on s'est mis ensemble après nos parcours respectifs, on a rapidement fait 8 titres pour une démo, et Pleymo nous a emmené en tournée 6 mois après notre formation. A ce moment là, on s'est dis que ça allait peut-être déboucher sur quelque chose. On a eu des bons contacts qui n'ont pas abouti. Donc on a continué à composer pour avoir pleins de titres pour notre album. Au final, on était toujours à avancer, jamais à se demander ce qu'on allait faire.

Jey (guitare) : quand les maisons de disque sont venues, on leur a dit : « l'album, il est comme ça, si c'est pas vous qui le sortez, on le ferra d'une manière ou d'une autre ». Virgin semblait le plus motivé... au-delà du buzz qu'il y a pu avoir.
Franklin : en plus, on s'était imposés des délais, on voulait que ça sorte avant la tournée avec Kyo, et ils ont été assez réactifs pour que ça se fasse.

Entre Vegastar et Pleymo, la jonction s'est faite par toi ?

Franklin
:
j'ai toujours gardé contact avec eux, après Noisy Fate. Ensuite on a été amenés à faire des fêtes ensemble. Notre premier titre, c'était d'ailleurs Bill d'Enhancer et Davy de Pleymo qui l'avaient mixés. C'est lui qui a parlé de nous aux autres. Au début, ils nous avaient proposés que l'Olympia et, de fil en aiguille, ils nous ont invités sur le reste de la tournée.

Puis vous êtes arrivés dans la Team Nowhere... quand Aqme en partait.

Vince (basse)
: non, un peu avant. C'est venu en fait au moment de l'Olympia. On en parlait depuis quelques temps.
Jocelyn (batterie) : tout le monde avait l'air chaud. Mark en a parlé à David d'Enhancer, et pendant les balances de l'Olympia, on se doutait que ça allait se faire. Et puis ils l'ont annoncés sur scène alors qu'on le savait même pas.

A la base, vous n'aviez donc pas trop de rapports avec Enhancer ou Wunjo. Comment ça se passe avec eux...

Vince
: Si, avec Enhancer. C'est des types avec qui ont faisait la fête, sans parler forcément musique.

Jocelyn : Avec Fabien aussi, on était sur Orléans avec Human Beat Box et on essayait de faire venir des groupes de Paris. On avait fait venir Aqme et on s'était battu pour jouer avec Enhancer à l'Astrolab. C'est un peu grâce à nous qu'Aqme a une bassite... Elle vient d'Orléans, j'ai joué pendant 6 mois avec elle.

Fabien (guitare) :[/
g] Tu cut ça, hein ? (Rires)

Pourquoi, c'est toujours tendu avec Aqme ? Ils n'étaient pas chauds que vous soyez dans la TN ?


Jocelyn : on n'a pas trop envie de parler d'Aqme. Disons qu'on a été très amis et qu'on l'est vraiment plus du tout.

Le 7 octobre, vous allez entamer votre tournée avec Kyo, qui ne fait pas partie de la Team Nowhere pour le coup...


Jey : et qui n'en ferra jamais partie !

Jocelyn : c'est des potes de lycée avec qui on a fait la teuf, on s'est bourré la gueule, on s'est bien marrés. Après, on a le même manager qu'eux, donc ils ont eu l'occasion d'embarquer le groupe, ils nous l'ont proposé.

Jey : c'est un peu la blague de fin de soirée. Comme avec Pleymo. On fait tout le temps la teuf à Paris, on se disait souvent que ça serrait bien qu'on se fasse des dates ensemble, etc. On en a ensuite discuté un peu plus sérieusement avec eux et on a réussit à monter le truc.

Cette tournée pourrait-elle vous emmener un public plus large tout en donnant en même temps une crédibilité plus rock à Kyo ?


Fabien : effectivement, ça nous permet de faire des super scènes avec nos potes. Eux, je pense qu'ils ont dépassé ce stade. Ils en ont carrément rien à foutre.

Vince : c'est du rock qui se ressemble, même si on se ressemble pas tous musicalement. C'est comme Luke et Déportivo, c'est une école. Nous, c'est un peu pareil avec Pleymo, Enhancer, ou même Kyo, qui ont un son plus gros maintenant. Et puis ont va faire le Europe 2 campus tour avec Mass Hysteria, qui est vraiment éloigné de Vegastar. On n'a pas refusé en se disant que ce n'est pas un public acquis. Nous, on veut faire un truc populaire. On ne veut pas avoir ce côté étiqueté.

Jey : c'est deux manières d'aborder la pop. Kyo, pour beaucoup de gens, c'est de la variété, mais c'est des morceaux pop. Sauf qu'on a une autre manière de l'arranger et de l'orchestrer. Là, on a joué devant 10 000 personnes à Colmar. C'est énorme, même si on sait qu'on va reprendre le circuit des clubs ensuite, ça nous permet de jouer devant un public qui ne nous connaît pas du tout. C'est un vrai challenge de proposer autre chose aux gens et peut-être leur faire découvrir d'autres styles de musique.

Il y a aussi un côté Indo dans certaines de vos chansons...

Fabien : on nous l'a déjà dit, mais je trouve pas.

Jocelyn : c'est le côté années 80, mais ce n'est pas une influence. Nous, tout ce qui est 80's, c'est plutôt Depeche Mode, The Cure, New Order, Duran Duran.

Jey : on ne pense jamais à eux quand on fait un titre. (Rires)

Les paroles de Maître de ma vie, c'est du vécu...

Franklin : pour beaucoup de gens, on est arrivés un peu rapidement, y'a Pleymo derrière alors c'est forcément un piston. Je me balade sur les forums, je vois ce qui se dit. Cette chanson est une manière de dire à nos détracteurs d'aller se faire foutre.

Jey : d'autant qu'ils critiquent souvent plus notre attitude, et pas forcément notre musique. C'est notre style de vie d'aller dans les soirées...

Le côté visuel, c'est important pour vous ?

Jey : on voulait faire un truc qui ne s'arrête pas à la musique, mais dans la vie de tous les jours on est habillés pareil. On voulait proposer aux gens un ensemble. En France, il y a un peu le tabou : t'es looké = tu poses.

Jocelyn : la première fois qu'on a rencontré Jey et Vince, sur une date, on s'est regardés en chiens de fusil pendant 2h à se dire : « c'est qui ces blaireaux avec leurs mèches ? ». Ca commence comme ça et puis 2h après, t'es en train de boire des bières ensemble !
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Sunday, 18 December 2005 at 4:15 PM

Edited on Monday, 25 June 2007 at 4:45 AM

octobre 2005

octobre 2005
Vegastar : l'orage gronde sur le rock français...

Le groupe de rock venu d'Orléans arrive dans les bacs avec "Un Nouvel orage", son premier album. Rencontre avec deux de ses membres, Jocelyn et Vincent, qui reviennent sur leur parcours et sur la sortie de leur disque.

Pouvez-vous nous raconter l'histoire du groupe ?

Jocelyn : Franklin vient de la région parisienne. Il faisait partie du groupe Noisy Fate. Moi, pendant ce temps là, j'étais sur Orléans et je rencontrais Fabien, un guitariste avec lequel nous avions monté un groupe. En même temps, à Besançon, Vincent jouait avec Jey depuis 10 ans. Fabien et moi avons décidé de monter sur Paris, pour des raisons pratiques et parce que nous commencions un peu à saturer à Orléans. L'été précédent, nous avions rencontré Franklin et, comme nos groupes respectifs commençaient un peu à nous saouler, nous avons décidé de faire un projet ensemble. Notre bassiste de l'époque a dû partir pour faire ses études à l'étranger. Comme nous avions rencontré Vincent et Jey sur une date que nous partagions avec Brent, et vu que le feeling passait bien, on leur a immédiatement proposé de venir jouer avec nous. Nous avons sorti un EP de cinq titres pendant la première tournée que nous avons fait avec Pleymo.

Votre univers est relativement sombre. Comment le décririez-vous précisément ?

Vincent
: Musicalement, il y a plein d'influences. Nous venons de groupes différents. Pour Jey et moi c'était plutôt rock et new wave, avec pas mal de sons électro. Human Beat Box, l'ancien groupe de Fabien et Jocelyn avait un côté un peu plus néo, mais quand même rock assez sombre. Pour Franklin, avec Noisy Fate, c'était complètement pop. Du coup, nous avons mixé toutes ces influences. Ca donne Vegastar, un son à grosses guitares, mais avec beaucoup d'éléments électro, dans le sens new wave. Avec des synthétiseurs, des petites boucles, des choses comme ça.

Et au niveau des textes ?

Vincent
: C'est un petit peu la maturation de tout ce qui s'est passé en deux ans dans nos vies. Avec toujours un petit côté positif, mais pas grave. Tout le monde peut s'y retrouver car ce sont des sentiments partagés par plein de gens.

Jocelyn : Les textes de Franklin sont généralement sur des sujets assez importants. Mais ce n'est pas moralisateur du tout. On n'est pas un groupe engagé. C'est juste personnel. On s'entend tous tellement bien qu'on passe notre vie ensemble. Du coup, on se confie les uns aux autres. On parle de nos histoires, de nos craintes et de nos déceptions. Je pense que les textes sont un peu sombres, sans être trop lourds et graves.

Vous bénéficiez d'un important plan média. Vous avez signé dans une importante maison de disques. Pensez-vous, pour autant faire du rock grand public et avoir un peu abandonné le côté "underground" ?

Vincent
: On n'y a jamais trop pensé. Depuis qu'on a créé Vegastar, aussi bien musicalement que pour le plan promo, c'est pas très réfléchi en fait. Comme tu nous vois aujourd'hui, par rapport à nos looks ou les visuels de Vegastar, c'est un truc complètement naturel pour nous. Même dans nos groupes d'avant, on n'avait pas de côté underground. On ne veut pas s'inscrire obligatoirement dans une scène. Avec Vegastar, on ne crache sur personne. Chacun peut faire sa musique, de la façon dont il l'entend. On n'a pas d'animosité envers quiconque.

Jocelyn : En fait, je crois que c'est un peu prendre le problème à l'envers. Oui, nous avons signé chez Virgin, du coup on a des beaux packaging. Mais il faut bien se dire une chose, la musique a été faite avant tout ça. On ne se met pas tout d'un coup à faire du rock commercial. A la limite, soit on en fait depuis le début, soit on n'en fait pas. Pour plein de gens, le fait de signer sur une maison de disques, c'est comme si ça transformait la musique. On a plus tout fait pour ne pas se retrouver dans une position qui nous demanderait de changer si ou ça. Mais si logique commerciale il y a dans Vegastar, dans ces cas là, elle est complètement naturelle. N'en déplaise à ceux qui aimeraient remettre la faute sur la maison de disques. On aime chaque note, chaque seconde de l'album.

Pour votre album, vous avez travaillé avec Fred et Pendule de Watcha et le producteur suédois Stefan Glaumann. Comment se sont passées ces collaborations ?

Jocelyn
: Nous avons commencé à bosser avec Fred et Pendule sur le EP que nous avons sorti. Vu que ça c'était bien passé et qu'ils avaient compris l'orientation du groupe, on a décidé de bosser à nouveau avec eux. On a enregistré toutes les prises de disque et fait une première session de mix avec eux. Mais on commençait à ne plus trop s'en sortir. Il y avait pas mal de problèmes au niveau des possibilités techniques offertes par leur studio. C'était très bien pour les instruments, un peu moins pour la voix. En plus ils ont une culture vraiment plus métal. Watcha qui fait sur Watcha c'est énorme et ils le font vraiment très bien. Ensuite s'il s'agit de bien intégrer des éléments new wave pour faire, non pas un son de groupe de rock avec des éléments posés dessus, mais une texture sonore globale qui soit vraiment un son de groupe spécifique, ça avec les possibilités qu'ils avaient et la connaissance de la new wave qu'ils n'ont pas vraiment autant que nous, il y avait un décalage. C'est pour ça qu'on a décidé d'aller voir ailleurs pour le mix avec Stefan Glaumann. Il a compris en trois secondes ce qu'on voulait.

Quels sont les morceaux de l'album qui vous touchent le plus personnellement ?

Vincent
: Pour moi ce serait plus "L'Ombre de vos vies". Parce que parfois j'ai des coups de blues horrible. Je me sens complètement minable. Ca arrive à tout le monde. Je trouve que ça l'illustre bien car cette chanson est triste mais pas plaintive. Le deuxième titre qui me touche le plus au niveau paroles c'est "Maître de ma vie", même si toutes les paroles ne me concernent pas.

Jocelyn : Moi, j'arrive difficilement à dissocier un texte du morceau qui va avec. Mais ceux qui me touchent le plus sont ceux qui inspirent un peu la tristesse ou la mélancolie. Je dirai donc "A cause de toi", qui est sur une déception amoureuse et "Mortem", qui est sur quelqu'un qui à envie de se laisser partir, qui lutte avec la vie depuis quelques temps.

Vous allez assurer les premières parties du groupe Kyo. Comment appréhendez-vous ces dates ?

Jocelyn
: Pour moi c'est un peu le syndrome de ce qui c'était passé avec The Rasmus quand nous avions fait leur première partie. Arriver devant un public qui n'est pas conquis d'avance, qui ne sait pas trop ce qui va se passer. Il faut les empêcher de partir au bar, les faire rester jusqu'à la fin et leur faire aimer le groupe. On sait que ça ne va pas être forcément évident, mais du coup s'est vachement excitant. Kyo c'est vraiment des potes et comme ils parlent souvent de nous, on sait qu'ils vont plaider en notre faveur par rapport au public. Etant donné que Kyo a ouvert les portes du rock et des guitares dans le milieu radio et le milieu télé, en nous prenant nous en première partie, on va un peu plus loin dans les grosses guitares et dans l'attitude rock sur scène. Peut-être qu'à force d'avancer, si tout le monde s'aide et si on continue pendant quelques années à faire comme ça, ce sera tout naturel d'entendre du rock violent sur les ondes des grosses radios. Sait-on jamais !

# Posted on Monday, 19 December 2005 at 6:39 PM